Cette Année 2026 le Mont Ventoux a été choisi pour être une étape des championnats de France de trail .
2 représentants cgfm y etait qualifiés sur les 2 épreuves différentes : Carole C. sur le format long et Marco C . sur le format court .
Voici le commentaire de Carole :
Mont Ventoux. Championnat de France trail long- 50km/2600m de dénivelé. 8 h21min/ 4 ème M4F
Suite à ma participation au trail du Petit Ballon, j’apprends à ma grande surprise que mon temps (ajusté par catégorie) me permet de participer au championnat de France de trail long prévu 4 semaines plus tard au Mont Ventoux.
Merci à Marco et Clara pour m’avoir alertée. Après quelques minutes de réflexion me voilà inscrite, avec quelques heures plus tard de gros doutes… pas le temps pour une préparation spécifique…
Merci beaucoup à Bernard
pour ses encouragements à y participer. Au final aucun regret, enchantée par l’expérience: de magnifiques paysages tout au long du parcours.
Départ 7h30 de Bédouin: SAS Elite accueilli en VIP, peloton à l’arrière similaire à un trail classique, bonne ambiance, pas de tension, seule différence un dossard catégorie rajouté dans le dos ce qui m’enlève de la pression.
C’est parti pour 50km et 2600 m de dénivelé. Les prévisions météorologiques sont très mauvaises et pourtant dans l’ensemble au final seront convenables: beaucoup de vent, des kilomètres de neige….sur un faux plat, du soleil, des points de vue superbes tout au long du parcours, des chemins très caillouteux, de la roche, des falaises, de la forêt.. en bref on passe d’un environnement à l’autre, très varié en quelques heures…
Le profil annonce une grande montée et une longue descente, en fait la descente est faite d’une succession de montées et de descentes, passages en flanc de falaises ressemblant parfois presque à des grottes.
Il est difficile de beaucoup accélérer dans les descentes dû à la technicité, trop risqué, je me rappelle les mots d’Eric: « soit prudente, ce n’est pas ton objectif de l’année », il me faut sur les 10 derniers kilomètres beaucoup de concentration.
Malgré cela je fais quand même une belle chute à 4km de l’arrivée sans trop de dommages et ai le plaisir de retrouver de bonnes sensations musculaires pour parcourir les deux derniers kilomètres jusqu’à l’arrivée.
Je suis venue par curiosité et pour gagner en expérience, objectif rempli. Le voyage en vaut la peine. Émerveillée par ces beaux paysages
, j’ai beaucoup pensé à mes coéquipières et coéquipiers du CGFM pendant cette aventure. Recommandations +++
Et une petite pensée particulière pour Marco avec son impressionnant chrono et toute sa préparation. Gros bravo…
Retour avec pleins de souvenirs…Récupération rapide.
Carole .
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Et maintenant le commentaire de Marco :
Le Championnat de France de trail court 2026 était mon grand objectif de la saison. Après une belle qualification début mars sur le circuit des Grands Crus, j’ai eu la chance de décrocher mon ticket pour me mesurer aux meilleurs traileurs français.
Je partage ce week‑end intense avec une superbe équipe du Mulhouse Illberg Athlétisme (MIA)
, que j’ai eu le plaisir de rejoindre pour vivre pleinement cet événement. Une quinzaine d’athlètes étaient engagés sur les formats court et long.
Contrairement au format long, qui monte jusqu’au sommet du Ventoux avec de la neige au programme, le format court évolue autour de 1000 m d’altitude, avec un enchaînement de bosses courtes mais très raides, bien connues pour casser les jambes.
Sur ce type de parcours, la gestion de l’effort est primordiale, notamment pour conserver de l’énergie dans les dernières montées.
Ma stratégie était donc claire : maîtriser les 18 premiers kilomètres, sur un tracé exigeant de 29 km et 1400 m de dénivelé positif.
Le départ est donné à 9h30, au cœur du village de Bédoin. L’ambiance est déjà incroyable.
Dès les premières secondes, je frôle la chute : un groupe tombe juste devant moi, provoquant un véritable effet domino. Le rythme est extrêmement élevé et la moindre erreur peut coûter cher.
Les 4 premiers kilomètres, plutôt roulants, me permettent de me placer avant l’entrée dans les premiers singles et les premières ascensions.
Très vite, le terrain devient technique, typique du sud de la France et du Ventoux : beaucoup de cailloux, de racines et des appuis fuyants.

Heureusement, le vent, très violent la veille lors des courses Open, s’est largement calmé ce dimanche.
Je gère mon effort comme prévu sur les 18 premiers kilomètres, malgré deux grosses bosses qui commencent déjà à faire mal aux jambes. Je sais qu’une longue descente très technique arrive ensuite, un terrain qui me convient particulièrement et sur lequel je peux espérer refaire du terrain. Sur ces 4 km de descente, je lâche tout : les sensations sont bonnes et je remonte énormément de coureurs, probablement une soixantaine de places.
Tout au long du parcours, l’ambiance est exceptionnelleLes spectateurs sont nombreux, présents dès que le terrain le permet, et leurs encouragements font un bien fou.
J’aborde ensuite les trois dernières bosses en restant concentré et régulier. Peu à peu, le terrain s’adoucit : me voilà dans les vignes et les oliviers, l’arrivée se rapproche. Une dernière relance à travers une carrière d’ocres vient pimenter le final, parce que ce n’était visiblement pas encore assez dur, il faut aussi ajouter la variable sable. Puis arrive la dernière montée, avant la descente vers le centre de Bédoin.
Les derniers mètres sont magiques : applaudissements

, cloches, une ambiance digne du Tour de France.
Je franchis la ligne en 2h56, les quadriceps en feu, mais avec un immense plaisir et une grande fierté d’avoir terminé cette course.
2h56, 571ᵉ sur 1324 classés : la densité et le niveau étaient extrêmement élevés.
Le vainqueur boucle le parcours en 2 heures, impressionnant
, mais c’est ça, les Championnats de France. Je suis profondément heureux
d’avoir pu y participer et d’avoir porté au mieux les couleurs du CGFM sur cette épreuve.
Avis aux amateurs : rendez‑vous en Bretagne mi‑mai 2027 pour les prochains Championnats de France !




