Conseils de Coachs

Au CGFM, on croit qu’on progresse mieux en se faisant plaisir qu’en se faisant mal. Ces conseils, compilés par nos entraîneurs au fil des années, sont là pour t’accompagner : que tu chausses tes premières baskets ou que tu vises ton prochain ultra, tu y trouveras de quoi avancer à ton rythme. Rien d’obligatoire, tout à piocher. Et si tu as une question, il y aura toujours quelqu’un au club pour t’aiguiller.

🌱 Débuter et progresser

Un peu de condition physique, une petite dose de mental, un objectif même modeste : c’est tout ce qu’il faut pour commencer. Avec un équipement adapté (une bonne paire de chaussures de running et des vêtements confortables), tu es prêt.

Le secret du débutant tient en un mot : la progressivité. Commence chaque sortie par un échauffement, 5 à 10 minutes de marche ou quelques exercices. Puis alterne course et marche : tu cours le temps que tes capacités te le permettent, tu remarches dès que tu en as besoin, et tu repars. Une à deux fois par semaine, séance après séance, tu réduiras la part de marche.

L’objectif : tenir une heure en courant, sans marche. Certains y arriveront en quelques semaines, d’autres en quelques mois, et c’est très bien ainsi, nous sommes tous différents. Le jour où tu cours une heure d’affilée, peu importe la distance, tu auras franchi un grand cap : tu es capable de boucler un 10 km. Et une nouvelle porte s’ouvre.

Progresser, ce n’est pas s’entraîner dur, c’est s’entraîner efficacement. Et bien s’entraîner, c’est aussi bien récupérer entre les séances. S’entraîner intensément toute l’année n’est pas la meilleure stratégie : c’est même le meilleur moyen de finir blessé ou épuisé.

Quelques principes simples :

  • Adapte ton entraînement à ta vie perso et à ton travail, pas l’inverse.
  • Écoute ton corps avant tout, et lève le pied au moindre signal négatif. Un petit bobo soigné à temps évite un gros bobo plus tard.
  • Ne brûle pas les étapes : atteindre un objectif demande du temps.
  • Varie tes allures et tes terrains.

Un entraînement régulier produit des petits progrès, parfois invisibles sur le moment, mais qui s’accumulent semaine après semaine, mois après mois. C’est la constance qui paie, pas l’acharnement.

Tu trouveras des centaines de plans d’entraînement sur internet, donc on n’en propose pas ici : à toi de trouver celui qui te convient, car nous sommes tous différents, et un plan n’est même pas indispensable pour progresser. L’important, c’est de bien te connaître. Et si tu as besoin d’aide pour choisir, il y aura toujours quelqu’un au CGFM pour t’orienter.

Dernier conseil, le plus important : fais-toi plaisir avant tout. Tu n’es pas un pro, le bonheur de courir passe avant le reste.

Et n’oublie pas : courir en groupe change tout. Venir aux entraînements du club, c’est progresser plus facilement, garder la motivation, et surtout partager le plaisir de courir ensemble. On t’y attend.

Une fois que tu tiens une heure en courant, le 10 km est à ta portée. C’est la distance de référence : elle te situe, te donne la mesure de tes capacités, et te permet de décider si tu veux aller plus loin ou rester là, ce qui est parfaitement bien aussi.

Vient ensuite le semi-marathon (21,0975 km), puis le marathon et sa distance mythique de 42,195 km. Pour beaucoup de coureurs sur route, le marathon est un aboutissement, une forme de consécration.

Au-delà, il y a les ultras sur route : les 100 km, devenus rares, et les épreuves horaires (6h, 12h, 24h, 48h), plus confidentielles.

Mais les temps ont changé, et ce sont les courses nature qui connaissent aujourd’hui un succès fou. Toutes les distances, avec plus ou moins de dénivelé : ce sont les trails, qui deviennent des ultra-trails au-delà de 80 km. Là, en plus d’un bon physique, il faut un mental à toute épreuve pour repousser ses limites. Et il n’y a plus vraiment de limite de distance.

Sur ces épreuves, on oublie un peu le chrono pour lever la tête, surveiller où l’on pose les pieds, et s’en mettre plein la vue : des paysages splendides, et un état d’esprit bien différent de la route.

À toi de choisir le terrain où ton plaisir sera le plus grand. Et quelle que soit la distance qui te tente, du 10 km à l’ultra-trail, tu trouveras au club des coureurs d’expérience sur chacun de ces formats, toujours prêts à partager leurs conseils et leurs bons plans.

🏃 Les méthodes d’entraînement

Le fractionné consiste, au cours d’une même séance, à alterner des fractions d’effort à intensité très élevée avec des phases de récupération à faible intensité. L’objectif : solliciter intensément le système cardiovasculaire. Grâce aux récupérations entre les efforts, on encaisse un volume de travail bien supérieur à une séance continue à faible allure.

C’est l’entraînement indispensable pour progresser, pour cinq raisons :

  • progression rapide, même avec peu de temps (une séance de 40 minutes peut suffire) ;
  • forte sollicitation cardiovasculaire, plus efficace qu’un effort long et peu intense ;
  • amélioration rapide de la capacité de performance ;
  • renforcement mental : motivation, concentration, résistance à l’effort, des qualités précieuses en compétition ;
  • côté ludique : l’alternance d’allures casse la monotonie.

Le principe : répéter des fractions de distance entrecoupées de récupérations (marche ou trot léger), en augmentant progressivement la difficulté au fil des séances. Plus l’allure est rapide, plus la récupération doit être longue, et elle reste identique du début à la fin de la séance. Repars quand ton cœur revient au calme, autour de 100-120 pulsations/minute.

En résumé, le fractionné renforce ton cœur, tes muscles et tes tendons, t’habitue à ton allure cible, améliore ta récupération et ta foulée, et te donne confiance en tes capacités de compétiteur.

Pour le découvrir, viens faire un tour au stade avec nous. Et si tu n’aimes pas tourner en rond, passe au thème suivant.

Le fartlek, c’est du fractionné en pleine nature. Le mot vient du suédois et signifie « jeu de vitesse ». Si tourner autour d’une piste ne t’attire pas, c’est fait pour toi.

Mis au point dans les années 30 par le Suédois Gösta Holmer, il s’appuie sur le terrain : le coureur joue avec le relief, accélère dans les côtes, utilise les arbres et les rochers comme repères. Le plaisir et les sensations priment.

Il en existe deux formes :

Le fartlek libre, le plus ludique : tu accélères au feeling, jusqu’au prochain arbre, en haut d’une côte, selon ton envie et le terrain. Oublie ta montre, écoute tes sensations. C’est un retour aux origines de la course, le jeu instinctif des enfants.

Le fartlek codifié, plus structuré : tu définis le contenu à l’avance selon ton objectif (allure VMA, 5 km, 10 km, seuil). Par exemple du 30 »/30 » pour un travail court et intense, ou du 8×3 minutes pour préparer un 10 km. Tu peux varier en pyramide (3′-4′-5′-4′-3′) ou en dégressif (6′-5′-4′-3′-2′-1′). Pour le trail, le travail de côtes développe la puissance : enchaîne des répétitions sur une même montée, en récupérant à la descente.

Dans tous les cas : échauffe-toi toujours avant de commencer.

Le gainage renforce les muscles profonds du tronc, abdominaux et dorsaux. Il se pratique en isométrie : une contraction statique, sans mouvement, où tu maintiens ton corps dans une position donnée.

Son intérêt pour le coureur : il ne développe pas de masse musculaire, mais il apporte un vrai gain de force et de stabilité, ce qui se traduit par une foulée plus solide et moins de blessures. C’est un complément précieux à tout programme d’entraînement.

Gros avantage : une fois les exercices appris, tu peux les refaire chez toi, à tout moment, sans matériel. Quelques minutes régulières suffisent à faire la différence.

Pour progresser, il faut courir, évidemment. Mais la récupération fait partie intégrante de l’entraînement : le trop est l’ennemi du bien.

L’entraînement repose sur un principe de stress et de récupération. Si tu enchaînes sans jamais récupérer, tu cours à la blessure ou au surentraînement, et il te faudra alors des semaines, voire des mois, pour repartir. À l’inverse, un entraînement régulier mais non structuré te maintiendra sans te faire progresser.

Le bon rythme : trois semaines de montée en charge, suivies d’une semaine de repos relatif. C’est cette semaine allégée qui te fait progresser, en évacuant la fatigue accumulée.

Quelques repères :

  • Autour d’une séance de fractionné, prévois au moins deux jours de repos ou de footing léger.
  • Les sorties longues sont aussi des séances dures (chocs répétés, réserves épuisées) : 48 h de repos relatif avant et après.
  • Après une course ou une séance intense, un footing de récupération aide à éliminer les déchets et à relâcher.
  • Couvre-toi dès la fin de l’effort : transpiration et vent font chuter la température du corps.
  • Bois immédiatement après l’entraînement, la fenêtre de récupération est alors idéale.
  • Étire l’arrière des jambes et les tendons d’Achille après chaque séance.
  • Écoute ton corps : un footing léger est possible si tu es patraque sans fièvre, mais fiévreux ou blessé, le repos s’impose. Mieux vaut quelques jours d’arrêt qu’un mois forcé.
  • Dors suffisamment, idéalement des nuits régulières d’environ 8 h. Une courte sieste (15 minutes max) peut aider avant une séance du soir.

Et souviens-toi : les coachs du club sont là pour t’écouter et t’aider à doser ton entraînement.

🥗 La nutrition

En compétition, on met tous les atouts de son côté : la forme, le sommeil, l’entraînement, mais aussi l’alimentation. Voici comment t’y prendre, de la semaine à l’effort lui-même.

La semaine avant l’épreuve. Les trois premiers jours, garde ton alimentation habituelle équilibrée (environ 50 % de glucides). Ensuite, monte cette part à 70 % en privilégiant pâtes, riz et pain, pour faire le plein de glycogène. Évite ce qui perturbe la digestion : aliments fumés, fermentés, épicés, gras (fritures, charcuterie) et l’alcool.

Le repas de la veille (environ 12 h avant). Un repas copieux à base de féculents : une belle portion de pâtes, un peu de viande, un laitage, un dessert type riz au lait, tarte ou pain d’épices, un fruit, et de l’eau. Mange lentement et calmement. Inutile de te gaver, mais ne t’affame pas non plus : vise la légèreté. Hydrate-toi bien dans les heures qui précèdent (eau, thé), en évitant sodas et boissons sucrées.

3 heures avant le départ. Termine ton dernier repas au moins 3 h avant, à base de glucides (pommes de terre, riz, ou muesli, pain d’épices, céréales). La digestion doit être finie au coup de pistolet. L’eau reste indispensable.

Pendant l’effort. De l’eau plate, ou une boisson énergétique très diluée si l’effort dépasse une heure. Garde toujours une barre de céréales en cas de coup de pompe.

Après l’effort. Le repas de récupération vise à réhydrater et reminéraliser. Privilégie les aliments alcalins : légumes, pommes de terre, quinoa, œufs, bons corps gras (huile de noix, d’olive), laitages. Limite les aliments acidifiants (viande, sucre, sodas). Le soir, un potage, du pain complet avec du fromage ou du jambon, et un fruit suffisent en attendant un petit-déjeuner plus consistant.

Quelques alliés du coureur : le pain grillé (bonne base pour moins de 2 h d’effort), le pain d’épices (très digeste, le grand classique des ravitos), les galettes de céréales soufflées (légères), la banane (en rondelles ou séchée), le jus pressé d’un quartier d’orange. La barre de céréales, elle, est à réserver à la course par petites bouchées, trop sucrée avant le départ.

Et bien sûr, une bonne bière partagée après l’effort est largement méritée : elle ne te fera pas de mal.

Pour certains coureurs, réduire le gluten améliore le confort et les sensations : moins de ballonnements, digestion facilitée, sensation de légèreté, pas de coup de barre après les repas, moins de douleurs articulaires, regain d’énergie. Si tu te reconnais là-dedans, voici quelques pistes.

Évite les grosses portions de gluten (pâtes, pizzas, lasagnes) surtout avant l’entraînement. Privilégie les pâtes sans gluten, le riz, le quinoa, le sarrasin, le maïs, les pommes de terre, le pain sans gluten (vendu dans la plupart des magasins, ou sur commande en boulangerie).

Au petit-déjeuner, les préparations à diluer dans du lait végétal et les galettes à tartiner type « pain des fleurs » sont digestes et nourrissantes. Pour les sorties longues, prévois des barres et des boissons d’effort sans gluten.

La veille d’une course, préfère le riz à la traditionnelle pasta party. De façon générale, mise sur les aliments frais et bruts, et limite les plats préparés, souvent riches en gluten.

Côté cuisine, il existe d’excellentes farines sans gluten, des pâtes brisées, feuilletées ou à pizza toutes prêtes, et même des plaques de lasagnes. La maïzena remplace très bien la farine de blé. À toi d’essayer et de voir ce qui te convient.

🧠 Bien-être et imprévus

Te présenter au départ en redoutant l’échec, c’est le meilleur moyen de perdre tes moyens. L’état d’esprit défaitiste se nourrit de pensées comme « qu’est-ce que je fais là », « je vais souffrir », « je ne suis pas à la hauteur ». Bannis-les.

À la place, regarde la situation de façon positive : « j’ai la chance d’être en forme et de pouvoir participer à cette épreuve, et de toute façon, mon résultat ne bouleversera pas ma vie ». En te projetant dans la réussite, tu mets ton subconscient dans les meilleures conditions, car il ne fait pas la différence entre une situation réelle et une situation imaginée.

En pratique, essaie un peu de visualisation. Ferme les yeux et revis ta dernière belle course, ou un entraînement où tu te sentais en pleine forme. Revois l’environnement, ta foulée, tes sensations à l’arrivée, la satisfaction d’avoir terminé. Si tu n’as pas encore vécu ça, invente-le : fais ton film, imagine-toi en pleine réussite.

Ces images mentales, vivantes et positives, tu pourras les rappeler chaque fois que le doute pointe. Endors-toi la veille avec tes objectifs et ces images en tête : ton subconscient travaillera pendant ton sommeil à te construire un mental solide. Et surtout, aie confiance en toi.

Courir dans le froid n’est pas aussi compliqué qu’on l’imagine, et c’est même un passage obligé pour qui veut progresser. Avec quelques règles simples, on oublie vite le froid et on se fait plaisir, même par températures négatives.

Le froid attaque d’abord les extrémités, alors on les protège en priorité :

  • La tête : environ 30 % de la chaleur s’échappe par là. Bandeau ou bonnet obligatoire, et un tour de cou pour couper l’air.
  • Les mains : rien de plus désagréable que des mains gelées, qui plombent toute la sortie. De bons gants, impérativement.
  • Les pieds : une bonne paire de chaussettes t’évitera bien des soucis.

Pour le corps, applique la technique des trois couches :

  1. Une première couche près du corps, qui conserve la chaleur (les marques techniques type Gore ou Odlo sont idéales).
  2. Une deuxième couche, tee-shirt léger et respirant, selon ta sensibilité au froid.
  3. Une troisième couche, veste coupe-vent et imperméable, car l’hiver rime souvent avec pluie, neige et vent.

Pas besoin de tout mettre à chaque sortie : adapte selon la météo (par exemple première + deuxième couche s’il fait juste frais, première + troisième s’il pleut ou qu’il vente).

Et pour courir de nuit en sécurité : sois visible (veste fluo, bandes réfléchissantes), équipe-toi d’une lampe frontale chargée, privilégie un parcours que tu connais par cœur, cours face à la circulation, évite les axes passants, et préviens un proche de ton trajet et de ton heure de retour. Mieux encore : cours accompagné ou en groupe, c’est plus sûr, surtout pour nos coureuses, et bien plus agréable.

N’oublie pas : c’est en hiver que se prépare ton beau printemps de coureur.

La chaleur est l’autre défi du coureur, et elle se respecte autant que le froid. Bien gérée, elle n’empêche pas de se faire plaisir, mais elle demande quelques précautions, car le corps peine davantage à évacuer la chaleur qu’à se réchauffer.

Choisis ton créneau. Privilégie tôt le matin ou en soirée, quand les températures retombent. Évite le créneau 12 h-16 h, le plus écrasant. Aux beaux jours, une sortie à 7 h du matin a un charme particulier, fraîcheur et lumière en prime.

Hydrate-toi, avant, pendant, après. N’attends jamais d’avoir soif : la soif est déjà un signe de déshydratation. Bois régulièrement dans la journée, et emporte de l’eau dès que la sortie dépasse une heure (sac, ceinture ou flasque souple). Sur les efforts longs et chauds, une boisson légèrement minéralisée aide à compenser les pertes en sel.

Couvre-toi… pour te protéger. Casquette ou visière, lunettes, et crème solaire sur les zones exposées. Des vêtements clairs, légers et respirants valent mieux que torse nu, qui expose la peau au soleil.

Adapte ton allure. Par forte chaleur, ton cœur travaille plus pour un même effort : c’est normal de courir plus lentement, sans culpabiliser. Écoute ton corps et lève le pied au moindre signal (maux de tête, vertiges, frissons, chair de poule, nausées). Ce sont des signes d’alerte de coup de chaleur, on s’arrête, on se met à l’ombre, on s’hydrate et on se rafraîchit immédiatement.

Cherche l’ombre et la fraîcheur. Les parcours en forêt ou le long de l’eau sont précieux en été, plus ombragés et plus respirables que le bitume en plein soleil. C’est aussi la belle saison pour découvrir les sentiers des Vosges, quelques degrés de moins et de l’ombre garantie.

Bref, l’été se court avec un peu de bon sens : à la fraîche, bien hydraté, à l’écoute de ses sensations. Et là encore, partir en groupe, c’est plus sûr et plus convivial.

Mieux vaut prévenir la blessure que devoir s’arrêter pour se soigner. Mais quand elle survient, voici comment la traverser au mieux, car elle n’est jamais anodine.

Les étapes psychologiques. Une blessure s’accompagne souvent d’un cheminement : le déni (« ce n’est rien »), la colère et la culpabilité, la tentation de négocier avec le médecin (« je peux reprendre plus tôt ? »), puis l’angoisse de ne plus maîtriser son corps, et enfin l’acceptation. C’est seulement à ce stade que la guérison commence vraiment. Ce schéma n’a rien d’absolu, chacun vit la chose à sa façon, mais le reconnaître aide à mieux le gérer.

Les bons réflexes :

  • Ne minimise jamais une douleur. La nier ne fait que l’amplifier.
  • Consulte un médecin compétent, habitué aux sportifs et aux coureurs, et accepte son diagnostic.
  • Cherche la cause pour éviter la rechute : elle peut être interne (posture) ou externe (chaussures inadaptées ou usées).
  • Respecte le rythme de guérison et les consignes médicales, sans impatience.
  • Soigne ton alimentation : équilibrée, riche en fruits, légumes, légumineuses, poissons gras, huiles d’olive et de colza.
  • Fixe-toi des objectifs raisonnables : se soigner pour viser une course donne bien plus de sens que guérir pour guérir.
  • Reste mobilisé et garde le moral : aide ton club, assiste aux compétitions, et profites-en pour les activités que tu n’as jamais le temps de faire. Une blessure n’est pas une fatalité, c’est une période à gérer pour mieux rebondir.

Un mot pour les débutants. Il est normal de se blesser plus facilement quand on débute : les articulations, ligaments et tendons ne sont pas encore endurcis, et on se connaît moins bien. Le coureur expérimenté, lui, écoute mieux ses sensations et a tiré les leçons de ses déboires passés.

Le repos, mais pas que. Continuer à courir sur une douleur ne fait qu’aggraver le mal. Au premier signal, arrête le geste douloureux et repose-toi. En parallèle, soigne (glace ou chaleur selon le cas, massages, ostéo) et surtout traite la cause.

Pense à la douleur comme une amie, pas une ennemie : c’est un signal d’alarme. Apprends à la lire :

  • au démarrage, vois si elle disparaît à l’échauffement ;
  • en cours de séance, si elle augmente ou s’estompe ;
  • après la séance, si le repos la fait passer ;
  • au réveil, c’est souvent le signe d’une inflammation ;
  • permanente même au repos, c’est qu’une vraie blessure est installée.

Dans le doute, repose-toi et consulte. Ton corps te le rendra.

Conseils compilés par les entraîneurs du CGFM.