Munster trail 2018 .

4 distances de 8 km a 72 km !

    6 participants CGFM .

Sur le 72 km et 4000 D+   : Jean-Paul / Michael

( 333 arrivants )

départ 5 h 30 du mat …..Michael  bien reveillé !

Jean- Paul termine en 10 h 14 mn a la 75 éme place

ses commentaires :

Samedi 20 octobre, 03h00 du matin le réveil se met à sonner, l’enfer !
Ce n’est pas possible, c’est un cauchemar…
Non, non, c’est bien moi qui ai choisi de me lever à cette heure pour aller courir !!!
Juré, c’est la dernière fois. L’année prochaine je prends une licence de golf !
Courir est paraît-il un moyen de mieux se connaître, de découvrir sa véritable nature. Pour le moment j’ai surtout envie de méditer sous la couette !
Bon, allez, on se la joue « mode guerrier »

On s’accroche à des petits riens : ça roule vraiment bien à 4h du mat un samedi matin sur la RN83 ; tu pourras déguster ta bière sans remord après la course (« tu l’as bien mérité »)…

Bientôt le départ, j’ai le plaisir de retrouver « mon frère d’arme » Michaël.

C’est parti, et ça attaque tout de suite par la montée jusqu’au Petit Ballon, le ciel est dégagé, rempli d’étoiles…
J’arrive au sommet, il fait encore nuit mais le ciel s’éclaircit. Puis un peu plus loin la récompense : le lever de soleil sur les sommets vosgiens : magique. Là, tu comprends pourquoi tu t’es levé si tôt…

Un peu avant le Honeck, vers le 30èmekm, première section de plat, Michaël me dépasse et me lâche doucement mais surement, il est en forme, c’est son jour, je suis content pour lui.

Malheureusement, une quinzaine de kms plus loin, juste après un virage je tombe sur Michaël assis au bord du chemin, il fait peur à voir. Dur, dur, il la joue « ravito à l’envers » : en général on s’alimente régulièrement le long du parcours. Lui commence à se vider régulièrement. Je reste un peu avec lui, on repart tranquillement, l’encourage jusqu’au point d’eau suivant qui se trouve un peu après. Il essaye ensuite de s’accrocher mais c’est très difficile pour lui, la suite s’annonce galère pour lui…

Je continue finalement à mon rythme. Le Tanet n’est plus très loin, la dernière « grosse » montée. Au détour d’un chemin, je traverse une route, puis m’arrête pour demander au signaleur où se trouve le chemin pour contourner la paroi verticale qui s’élève au loin devant moi. Il sourit et me montre la paroi. Non, sérieux ? A y regarder de plus près, il y a des points de toutes les couleurs, accrochés à ce mur. Oui, oui, ça bouge, ce sont bien des coureurs. Ils ont du installer un système de treuil pour nous monter en haut ! Je m’approche tranquillement, non, non pas de treuil, on monte à pied !!!
Je n’ai pas le souvenir d’avoir vu si raide, si long ! Surtout pas regarder derrière, avec le vertige on ne sait jamais.
En haut, la récompense un « super ravito ». Une pensée pour Michaël, je me demande comment il va réussir à arriver jusque-là.

Reste une petite vingtaine de kms, les jambes deviennent de plus en plus lourdes. Je commence alors à me répéter mentalement la phrase « magique » : « Pain is inevitable, suffering is optional » jusqu’à l’arrivée. J’essaye de profiter du paysage, magnifique, en pensant à cette phrase de Haruki Murakami tiré de son livre « Autoportrait de l’auteur en coureur de fond » : « Comme la vie, la course ne tire pas son sens de la fin inéluctable qui lui est fixée », donc profitons…

Voilà l’arrivée, c’est fini. Finalement je vais attendre un peu avant de me mettre au golf !

Seule ombre au tableau, Michaël. J’attends, je me ravitaille et finalement je le vois arriver.
Je suis admiratif, être capable de finir la course, sachant dans quel état je l’avais laissé, respect ! Mais il vous racontera peut-être !

Jean-Paul

Michael termine , non sans difficultés ….

en 10 h 51 mn et 121 éme place

 

Ses commentaires  :

Je me sens fin prêt sur la grille de départ et ça fait plaisir de retrouver Jean-Paul pour s’élancer en bonne compagnie. Mon objectif du jour : bien gérer et surtout, finir !

Top départ et tout va bien, des conditions météos parfaites, température idéale, de bonnes jambes. Je fais attention à ne pas aller trop vite, je bois bien, je mange régulièrement.

Tout va bien, je me sens bien et je « mange » sans problème le Petit Ballon, le Schnepf’, le Kastelberg et le Honheck, où je double Jean-Paul que j’avais en point de mire depuis un moment 🙂

Je fais une descente tranquille à papoter pour entamer la dernière montée sur le Tanet. Je suis ravi, TOUT VA BIEN ! Mais soudain, au 45km, c’est le drame ! Une petite gêne apparait à l’estomac, puis très vite nausées… Je m’arrête pour boire/manger/prendre du sel/anti-vomitif. Jean-Paul arrive et m’encourage à m’accrocher, ce que je fais, mais immédiatement, les vomissements apparaissent. Il part devant pour faire sa belle course et mon calvaire commence. J’essaye de me refaire mais rien n’y fait, 0 énergie, je me fais doubler non-stop et petit à petit, je me dis que j’arrêterai au Tanet. Et arrivé au Tanet, le mur ! (après vérif., 110m+ en 300m !). Je l’attaque en mode « Ne lève pas la tête et un pas après l’autre » et là, au mental, je dépasse des coureurs…donc je ne suis pas si mort que ça ! Du coup au ravito du Tanet, je me dis que les 15-20km restant sont faisable, et je repars. C’est un peu dur mais les km défilent. Au dernier ravito du 60km, j’essaye de me refaire pour le final et je repars…et vomis de nouveau. Mais là, surprise, je me sens bien, j’ai de l’énergie de je ne sais où et je prends du plaisir dans la descente. Au point où vais aussi vite que ceux du 18km qui sont partis entre temps.

Je franchis la ligne en 10h51 et je suis accueilli par Jean-Paul qui est arrivé une bonne demie heure devant et je suis content d’assister à l’arrivée de Marco sur le 18km.

Objectif atteint, j’ai fini la course, avec de superbes jambes et un bide maudit 🙂

 Michael .

     Des phrases …des mots …. qui en disent long sur ce genre d’épreuve longue distance … ou tout peux arriver ,  le meilleur comme le pire … mais toujours la satisfaction de » l’avoir fait « 

                                                                Bravo .

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                        Puis sur le 30 km et ses 1500 D + !

                            plus petit mais bien costaud  !

                              3 representants CGFM : Sam /Celine/ Severine .-

      – Sam  66 éme en 3h 21 mn

    – Céline en 287 éme en 4 h 09 mn

    – Séverine      478 éme en 4 h 53 mn

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                          Sur le 18 km et 750 D+     (  538 arrivants )

                               Marc- Antoine !

                                143  éme en 2 h 10 mn

en prime :

quelques photos de Michael  des magnifiques paysages Vosgien  .

 

          Quelque soit la distance et la difficulté …..  Bravo a tous !

 

 

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